Les années passent et toujours cette insupportable mélancolie. Le sentiment que demain sera fait de soleil, de galets, de fontaine, d'Ota, de Porto, de Bussaglia et de tout ceux qui y sont, pourquoi résiste-il? Il nous hante jusqu'à ce que nos occupations l'effacent peu à peu. Lorsqu'il refait surface quelques temps plus tard, il n'est plus le même: on s'est rangé, on s'est assagit, on s'est fait à l'idée qu'il faudra attendre avant de revivre ces quelques jours d'été si mémorables... mais lorsque la voiture démarre et que les montagnes masquent peu à peu ce village qui nous est cher, on est dans l'impossibilité de se raisonner. Alors à tout ceux qui ont été là, juste quatre mots: "merci pour ces vacances".